L’Informaticien (de la faculté de médecine)

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Qui est-il ? D’où vient-il ? Nul ne le sait ; l’Informaticien est un être très discret, caché derrière son pécé.
Que fait-il ? On est en droit de se poser la question quand on voit les problèmes que génère un banal choix de stage !

Je vous explique …

Dans mon université, l’affectation à un hôpital et un service se fait par ordinateur. Le programme nous attribue un numéro d’ordre de façon aléatoire ET équitable. Le numéro 1 aura son premier choix, le numéro 2 aura son deuxième choix s’il voulait la même chose que le numéro 1 etc. S’il y a trois stages, chacun aura une place dans chaque tiers du classement.

Ca, c’est en théorie …

En pratique, il s’avère que pas mal d’étudiants (dont je faisais partie) étaient pour quasi chaque stage dans la première moitié du classement, alors que d’autres devaient se contenter de la quatre-vingtième place sur cent cinquante comme meilleur classement. Bonjour l’équité !
Du coup, un nouveau tirage au sort, plus juste, a été fait et je suis passée de ceci :

à cela :

Ce n’est pas mieux (ça aurait été difficile) mais c’est plus équilibré.

Là où le bât blesse à nouveau, c’est que parmi ces cinq stages, il y a un stage obligatoire en médecine générale. Pour celui-ci, petite exception : c’est nous qui avons dû trouver un généraliste et une fois l’affaire réglée, communiquer la période de stage aux délégués et au secrétariat afin qu’ils s’assurent que la classe était bien divisée en cinq groupes égaux. Premiers arrivés, premiers servis. Si vous me suivez, vous comprendrez donc que pour ce stage, on s’en fout du classement ! On peut être dernier, ça ne changera rien, on aura quand même notre stage chez le Docteur Globule.

Mais le système informatique est tel que plusieurs étudiants se retrouvent avec un classement nickel pour leur période de médecine générale (MG) et pourri pour les autres périodes.

L’Informaticien ne pouvait-il pas prévoir dans son programme une petite case que nous aurions pu cocher pour indiquer la date de la MG ? Et en fonction de cela seulement, nous attribuer les places pour les autres stages.

Personnellement, ça m’aurait bien arrangée d’être 120ème pour la MG et de pouvoir avoir un autre chouette stage avec la 90ème place.
Mais à moins de changements, je devrai me contenter des choses comme elles sont.

Entre le problème du choix de stage, les profs qui ne viennent pas donner les cours prévus et le secrétariat qui oublie d’annoncer les heures, voire les journées de cours annulées, on n’est pas gâtés.

Bienvenue à l’Université du Surréalisme !
(On n’est pas belges pour rien)

Blo-blo-blocus !

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Une fois n’est pas coutume, j’ai ENCORE laissé ce blog à l’abandon.
Et comme bien souvent, c’est à l’approche des examens que l’envie d’écrire revient.

Je dois bien avouer que je n’ai pas grand chose à raconter…

La rentrée a eu lieu, avec en prime un bon jetlag (vacances à NY obligent) et une remise dans le bain plutôt difficile, quatorze semaines de cours se sont écoulées et maintenant que toute la matière de 2ème master a été vue, place au blocus et aux examens si chers aux étudiants.

Je ne vais pas me voiler la face, cette année s’annonce comme étant la plus difficile du cursus.
Vous pourriez être tentés de croire que la session de janvier sera fingers in ze nose, “attends mais t’as QUE 5 examens, de quoi tu te plains ?!” mais j’ai plutôt tendance à considérer que c’est une mort à petit feu qui commencera ce 9 janvier 2012.

Je suis sûre que mon horaire vous laissera rêveurs : oto-rhino-laryngologie (écrit) le 09/01, hématologie (écrit) le 13/01, ophtalmologie (écrit) le 17/01, dermatologie (oral) le 25/01 et imagerie médicale (oral) le 01/02, ce dernier étant la bête noire des étudiants (quand on voit les 11 syllabi, on comprend aisément, enfin il me semble).

Bref, ce n’est pas avec toute cette matière que j’écrirai régulièrement mais je tacherai de trouver quelques minutes pour vous donner de mes nouvelles et raconter mes prises de tête pour les stages à venir …

Regarde l’écran !

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Lundi matin, comme je n’avais pas envie d’aller en salle d’op (c’était surtout devoir porter un bonnet qui m’embêtait), j’ai suivi le chef de service en consultation.

Première patiente, première consultation. Elle est accompagnée par sa maman. Le CdS prend la parole : “Donc, c’est la première fois que nous nous voyons puisque votre dossier est vierge”. La mère de la patiente répond tout naturellement “C’est bien la seule chose ici qui est vierge”. Rire, ne pas rire ? Je me suis très fort mordu les joues et ai essayé de garder mon sérieux mais ce n’était pas du tout évident.

Deuxième patiente, à nouveau une première consultation. Elle est accompagnée par sa fille. En gros, elle est demandeuse d’une chirurgie bariatrique, avec une nette préférence pour l’anneau gastrique. Le médecin lui explique la procédure légale, les rendez-vous avec la coordinatrice du centre Poids et Santé, etc. A la fin, la patiente nous parle d’un petit détail : elle est témoin de Jéhovah et demande au CdS si ça lui pose problème. Euh comment vous dire ?
Après que la patiente soit partie, j’ai discuté avec le CdS ; il m’a appris que dans le nord du pays (surtout), certains chirurgiens peu scrupuleux acceptaient d’opérer des témoins de Jéhovah, à prix d’or bien évidemment !

Le reste de la matinée de consultation était consacré au suivi post-op des patients.

L’après-midi, je me suis brossée pour un bypass par coelioscopie cette fois-ci. J’avais la lourde tâche de repousser le foie avec un instrument. Et aussi de colmater les fuites d’air avec mon doigt. Et de retenir les trocards quand le chirurgien retirait son instrument mais en même temps je devais regarder sur l’écran parce que “c’est là que ça se passe”.

Quand l’opération s’est terminée, j’étais une vraie boule de nerfs et j’avais l’impression d’être une grosse merde. Je crois que le PG l’a remarqué puisqu’il m’a rassurée en me disant de ne pas m’inquiéter, que j’avais été bien.

Mardi matin, j’ai regardé une opération de Nissen¹. On ne la pratique plus beaucoup car les médicaments anti-reflux sont nettement plus efficaces qu’avant ; dans l’hôpital où je suis en stage, ce n’était que la 5ème depuis le début de l’année.

Après cela, je me suis brossée pour une mastectomie. La patiente n’avait que 37 ans, on ne peut que difficilement imaginer ce qu’elle a dû ou va ressentir.

Le midi, j’ai assisté au tour interdisciplinaire. C’est une réunion durant laquelle différents spécialistes discutent de certains patients. Par exemple un pneumologue va découvrir un cancer chez un vieux monsieur et il va discuter avec l’oncologue, le chirurgien, etc pour voir les options thérapeutiques qui s’offrent à lui.

L’après-midi, j’ai dû me brosser pour la pose d’un port-à-cath. Normalement, il ne faut pas être deux pour cette opération mais je suis tombée sur une chirurgienne qui adore qu’on l’assiste (= tenir les écarteurs) mais qui ne nous laisse faire rien d’autre, pas même couper le fil quand elle fait des points …

Après cela, j’ai dû l’aider pour débrider une plaie de talon chez un patient diabétique, infecté par un MRSA². Par aider, comprenez “tenir la jambe du patient pendant toute l’intervention”. Petite info supplémentaire : il pesait plus de 100 kilos.
L’odeur qui s’échappait de la plaie était atroce, la vue l’était tout autant, j’ai cru que j’allais vomir !

Ma journée en salle d’op finie, je suis descendue aux urgences pour ma garde. Je vous raconterai ça en même temps que la première …

¹ On enroule la poche à air de l’estomac autour du bas oesophage, de façon à créer un genre de manchon qui va empêcher le reflux gastro-oesophagien quand celui-ci reste réfractaire aux traitements médicamenteux
² Staphylocoque doré résistant à la méticilline, un antibiotique de la famille des pénicillines

Y’en a un peu plus, j’vous l’mets quand même ?

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Jeudi matin, le temps que ma cousine se fasse opérer, j’ai déserté le quartier opératoire. Ensuite, je suis restée avec elle en salle de réveil. Mais avec le recul, je culpabilise un peu. Je me demande si ce favoritisme familial est éthique/déontologique/hippocratique. En y réfléchissant bien, je pense que ce n’est pas juste par rapport aux autres patients. Mais peut-on me blâmer pour cela ?

Après qu’elle soit remontée dans le service, je me suis brossée pour assister à un bypass¹. D’habitude, les chirurgiens procèdent par coelioscopie mais dans ce cas-ci, comme la patiente avait déjà été opérée pour la pose d’un anneau gastrique, ça aurait été trop compliqué alors l’opération s’est faite par tomie².
J’ai été impressionnée par l’épaisseur de son pannicule adipeux (genre 7 cm de gras sous la peau) ainsi que par son épiploon, énorme, extrêmement gras.
Chaque fois que je vois les entrailles d’une personne obèse, je complexe et me demande à quel point c’est gras à l’intérieur de moi. Je me dis aussi qu’il faudrait que je maigrisse un peu mais ça, c’est une autre histoire …

Bref, revenons-en à nos boyaux !

Dans le genre tâche ingrate, j’ai dû refouler les intestins avec ma main pendant 20 bonnes minutes. C’est long. Très long. Puis c’est chaud aussi. Et humide, glissant. Après, on a les gants mouillés et il faut les essuyer sur la casaque stérile.
Sur le coup, on ne réalise pas trop qu’on a les mains dans un être vivant. Ce n’est que lorsqu’on sent un vaisseau pulser que l’on en prend réellement conscience.

L’après-midi, j’ai assisté à une cure bilatérale de hernies inguinales et à un débridement³ de plaie chez une petite mamy. Elle avait la peau si fine et fragile qu’elle s’est arrachée lorsque l’anesthésiste a commencé à enlever le pansement de la perfusion. Pour la première fois depuis le début du stage, j’ai eu un haut-le-coeur et envie de pleurer. Je ne sais toujours pas pourquoi, peut-être parce que ça aurait pu être ma mamy.
Ca m’a révoltée mais l’anesthésiste avait l’air tellement désolé que je ne l’ai pas trop montré, je ne sais pas si j’ai bien fait.
Elle entre en salle d’op pour une plaie à la jambe et en ressort avec la peau de l’avant-bras à vif. J’avais mal pour elle.

Après cet incident, je me suis un peu (re)posée avant de descendre aux urgences pour ma première garde, évènement que je ne tarderai pas à vous raconter …

¹ on réduit la taille de l’estomac, on y relie une portion d’intestin à laquelle on anastomose l’intestin qui reçoit les sécrétions pancréatico-biliaires, +- 1 mètre en aval. Un petit schéma vaut mieux qu’un long discours. Et pour le titre, c’est ce qu’un des deux chirurgiens a dit lorsque l’autre mesurait l’intestin pour l’anastomose.
² par ouverture de la peau, par opposition aux opérations par coelioscopie
³ enlever les tissus nécrotiques pour “faciliter” la cicatrisation d’une plaie

Coupe-lui l’orteil et tu auras ta voie d’entrée

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Toute la matinée de mercredi, j’ai assisté la chirurgienne pédiatrique pour ses opérations. Elle était très gentille et calme, tant avec moi qu’avec le reste du personnel. Ca change des autres chirurgiens qui, “dans le feu de l’action”, ont tendance à aboyer quand ils demandent quelque chose aux infirmières.
Au programme : des circoncisions et des cures de hernies inguinales.
Les opérations sont rapides ; sept enfants ont été opérés entre 8 heures et 12 heures 30.

Ce que je préfère, c’est le moment où les mômes arrivent au quartier opératoire. Ils ont reçu un calmant et on voit à leur regard qu’ils planent complètement. Certains arrivent à peine à tenir assis dans leur lit.
Ce que j’aime le moins, c’est leur réveil. Ils hurlent comme des gorets et suffit qu’il y en ait un qui se mette à pleurer pour que les autres suivent.
(Ok, en gros, j’aime pas les enfants. Sauf les enfants sages)

Je ne me souviens plus trop de ce que j’ai fait l’après-midi. J’ai erré de salle en salle, j’ai vu la fin d’une césarienne (j’arrive toujours au moment où le gynéco sort le bébé, là il avait une triple circulaire¹) et j’ai été voir avec le chef de service un patient hospitalisé.

A 16h00, on m’a dit que je pouvais partir, qu’il fallait que je me repose étant donné que j’allais être de garde le lendemain.
Ce que j’ai fait sans me faire prier …

¹ cordon ombilical enroulé 3 fois autour du cou du bébé

Un peu d’ennui

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Hier soir, j’espérais une journée palpitante mais force est de constater que ce ne fut pas le cas.

Ce matin, rien de bien intéressant au bloc :
- de l’ORL mais ça ne sert à rien d’y assister, on ne voit rien puisque le médecin travaille dans le nez.
- de la stomato mais il y avait déjà deux chirurgiens. Ca aurait fait beaucoup de monde pour une seule bouche.
- de la gynéco mais je n’avais pas le courage de voir un avortement.

Alors j’ai été me promener dans le service d’imagerie médicale et j’ai assisté à des cholangiographies.
C’est un examen qui permet de visualiser les voies biliaires ainsi que la vésicule. En général, on pratique une gastroscopie et au niveau de l’abouchement des voies pancréatico-biliaires dans le duodénum, on introduit une sonde et on injecte du produit de contraste.
Mais quand le patient n’a plus d’estomac, comme c’était le cas pour quelqu’un ce matin, le médecin atteint le foie en traversant la peau.
Comme le patient en question avait des problèmes de circulation de bile suite à des sténoses (= rétrécissements) des voies biliaires, il a bénéficié de la mise en place d’un drain dans les semaines précédentes et le médecin a pu passer par là pour réaliser l’examen.

L’après-midi, toujours rien d’intéressant au bloc.

Après avoir glandé un peu, j’ai accompagné le chef de service en consultation. C’était très chouette car il a pris la peine de me résumer la situation de chaque patient et m’a fait participer à l’examen clinique ; je n’étais pas bêtement assise sur un tabouret dans un coin de la pièce à regarder et écouter. Mais là aussi l’horaire n’était pas très chargé, il n’avait que 5 patients à voir.

Je crois que c’est la première fois que je finis si tôt en chirurgie, à 15h45 j’étais déjà en train de prendre l’air.

J’ai hâte de voir ce que me réserve demain.

Kill the surfer

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Ma première réflexion en arrivant au quartier opératoire ce matin : il fait étonnamment calme. Un rapide coup d’oeil au planning confirme mon impression.
Dans le couloir, je croise quelques membres de l’équipe soignante ; certains se souviennent de moi et me reconnaissent, ça fait plaisir de voir qu’on a d’une certaine façon (mais je me fiche de savoir de laquelle) marqué les gens.

A 9 heures, tous les étudiants en stage se sont retrouvés aux urgences pour procéder au choix des gardes. Pour moi, ce sera le 28 juillet et les 2, 5, 10 et 13 août. Ce n’est pas très espacé mais au moins, je serai tranquille ma dernière semaine de stage. Je vais peut-être même en prendre une sixième, histoire de ne devoir faire que quatre gardes lors de mon second stage (qui ne durera que trois semaines puisque je prendrai mes 5 jours de congé).

Sinon, pour un peu parler boucherie, je n’ai vu que deux interventions aujourd’hui : une cure d’éventration¹ et une augmentation mammaire.
Lors de la première, on a eu droit à l’humour fin du chirurgien. Exemple : “Ça rentre comme dans du beurre. En même temps, c’est un peu ce qu’est” (la patiente était obèse). Ou encore, alors qu’il s’apprêtait à jeter un morceau de matière corporelle indéterminée : “Quelqu’un a un chat ? Un chien ?”. Ha. Ha. Ha. (Oui, quand on vous la fait pour la cinquième fois, ça a tendance à vous laisser indifférent)
Quant à l’augmentation mammaire, j’ai été surprise par la rapidité de l’opération (moins de 2 heures) et surtout par le rendu très naturel de la poitrine.

Rien de bien folichon donc pour cette première journée …

J’espère que celle de demain sera un peu plus intéressante !

¹ suite à une faiblesse de la paroi abdominale, les anses grêles se retrouvent sous la peau (pour faire simple)

Où je vous annonce que j’ai réussi !

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Avec distinction même.
En septembre, à moi la cinquième, dernière vraie année de cours ; j’en expliquerai le déroulement dans un prochain post.
Mais d’ici là, place aux stages !

Pour commencer, un mois en chirurgie, dans le même service qu’en mars. Parfait puisque je connais déjà un peu l’équipe ainsi que le fonctionnement du quartier opératoire ; je pourrai profiter pleinement dès le début.
En plus, mon meilleur pote de 1ère Première (avant que je ne recommence ma première année quoi) sera aussi en stage avec moi. Ca promet d’être drôle !

Petite nouveauté au programme : mes premières gardes. Cinq par mois. J’avoue que j’appréhende pas mal. Ca sera pour moi l’occasion de refaire de la médecine, ce qui n’est plus arrivé depuis un bon moment. Ce qui est chouette avec les gardes, c’est le jour de congé pour récupérer le lendemain. Pour le reste, je vous en parlerai en temps voulu.

Ne devant plus étudier le soir quand je rentrerai, j’espère pouvoir vous raconter tout ça au jour le jour …

A demain pour de nouvelles aventures !

J’vais dire il faut faire un p’tit bilan

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Je crois que là, on peut dire que ça fait longtemps que je n’ai plus donné de nouvelles. Je suis incorrigible !

Alors, pour commencer, ça sera plutôt positif ! Cinq mois après les premiers examens de janvier, nous avons enfin reçu tous les résultats et *roulements de tambour* j’ai tout réussi ! Même l’examen-de-pharmacologie-de-la-mort-qui-tue duquel j’étais sortie en pleurant toutes les larmes de mon corps, me voyant déjà condamnée à passer tout l’été à réapprendre le bottin répertoire commenté des médicaments. Et aussi l’examen de maladies infectieuses, celui où j’avais envie de répondre “amoxicilline-acide clavulanique¹” à toutes les questions.
(Ok, la bioéthique-déontologie et le certificat de chirurgie étaient très faisables donc pas la peine de revenir là-dessus)

Par contre, ce n’est pas encore cette fois-ci que je vous parlerai de mon stage en pédiatrie (si tant est que ça vous intéresse) …

J’en viens donc à l’actualité actuelle. Si vous me suivez sur Twitter ou si vous êtes des petits malins, vous savez que je suis à nouveau en pleine période d’examens. Le plus gros du travail est fait mais il me reste encore quelques efforts à fournir pour les deux derniers (certificat de pneumologie et certificat de neurologie).
Les deux premiers examens de la session, cardiologie et anatomie pathologique, sont dans la poche ; c’est déjà ça de pris ! Les trois autres étaient écrits, dès lors j’ai beaucoup plus de mal pour m’évaluer. Si je m’écoute, c’est raté ou réussi de justesse mais de toute manière, j’essaie de ne plus y penser ; je saurai ça bien assez vite et d’ici là, je me focalise sur la suite.

Voilà, comme vous l’aurez remarqué, je ne raconte rien de bien intéressant en ce moment (comment ça, c’est comme d’habitude ?) …
J’espère pouvoir vous donner d’autres bonnes nouvelles très vite. Fingers crossed !

¹L’amoxicilline-acide clavulanique est un antibiotique qui a un très grand champ d’action. On pourrait être tenté de le donner à tort et à travers mais le prix à payer serait l’apparition des germes résistants à cette molécule.

C’est déjà du passé

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Je m’en veux de ne pas avoir eu le courage de raconter chaque jour de mon stage en chirurgie dans les moindres détails. Le rythme était plus épuisant que ce que j’avais pu imaginer. Pendant ces trois semaines, je n’ai jamais réussi à ouvrir un cours le soir. Quand je rentrais, je mangeais et puis allais dormir avec les poules. Parfois, je me couchais même avec le ventre vide, moi l’estomac sur pattes !
Mais a posteriori, je me dis que cette fatigue en valait la peine puisque j’ai beaucoup appris et vraiment apprécié ce stage.

En résumé, durant ces trois semaines, j’aurai intubé, fait mes premiers points de suture, mis des perfusions et une sonde urinaire, vu trois césariennes, tenu un rein in situ, touché des intestins, arraché des dents pourries, injecté les produits d’anesthésie à un patient, compris (et surtout visualisé) la différence entre hernie inguinale directe et indirecte, incisé un être vivant avec un scalpel bistouri, fait et vu plein d’autres choses encore mais la mémoire me fait défaut en ce dimanche tristounet !

C’est non sans un gros pincement au coeur et la gorge serrée que j’ai quitté le service, les éloges du chef résonnant dans ma tête …

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