Je vous souhaite

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” Le seul fait de rêver est déjà très important.

Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir

et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns.

Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer

et d’oublier ce qu’il faut oublier.

Je vous souhaite des passions.

Je vous souhaite des silences.

Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil

et des rires d’enfants.

Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence

aux vertus négatives de notre époque.

Je vous souhaite surtout d’être vous.”

Jacques Brel

Sleeping with ghosts

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Cela fait déjà 4 ans que j’ai commencé les stages. Des patients, j’en ai vu quelques-uns. Et certains m’ont plus marquée que d’autres…

Il y a cette personne d’une vingtaine d’années, sur le point de perdre l’usage d’un oeil à cause d’un stupide accident sportif. Seule aux urgences, dans une souffrance inapaisable par les morphiniques. “Je peux vous tenir la main ?” “Bien sûr”. Je regrette de ne pas l’avoir saisie avant que tu me le demandes.

Il y a cette personne âgée, complètement perdue sur un brancard dans une salle des urgences. Le médecin doit lui faire une gazo, elle est agitée. Je tiens sa main pour lui faciliter la tâche. Elle ne cesse d’appeler à l’aide, de dire qu’elle va s’évanouir. “A l’aide, je vais m’évanouir. A l’aide, je vais m’évanouir”. Elle monte au scanner. Et en redescend couverte d’un drap blanc. Je n’ai pas été capable de répondre à l’angoisse de ses derniers moments. Je m’en veux.

Il y a cette personne qui pourrait être mon grand frère ou ma grande soeur, elle en a l’âge. Un accident de voiture, un traumatisme crânien, un état neurologique pauci-relationnel. A force de se mordre les mains, les dents se déchaussent et le stomatologue finit par en arracher quelques-unes qui ne tiennent que grâce aux contentions appliquées aux mains du patient. Je veux me faire tatouer NTBR sur la poitrine.

Il y a l’enfant qui avait un vaisseau mal formé dans le cerveau. C’était pas le 31 décembre pourtant, mais le vaisseau a décidé de faire un feu d’artifice dans le crâne du gosse. La moitié du corps en ressort paralysée et psychiquement, ça déconne aussi un peu. Tu passes du rire aux larmes et n’a plus d’inhibition, un peu comme ces petits vieux lubriques après un AVC. Tu as 8 ans et un syndrome frontal. Je suis contente que mon stage se termine pour ne plus voir tes grands yeux clairs qui ne comprennent pas ce qu’il t’arrive…

Il y a cette personne d’une trentaine d’années, atteinte d’un cancer métastatique, qui progresse malgré les diverses lignes de chimiothérapie. L’équipe ne sait pas si elle sera toujours là pour les fêtes de fin d’année. Son plus grand souhait est de pouvoir fêter l’anniversaire de son enfant. En janvier. Elle est partagée entre l’envie de se battre et l’épuisement de toutes ses ressources, entre la culpabilité et l’acceptation. Je sors de la chambre et je pleure en pensant à cet enfant pas encore au courant qu’il vit ses derniers moments avec deux parents.

Toi aussi cours comme un marathonien

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Il y a quelques jours avait lieu le marathon de New York.

Les athlètes qui ont fini sur le podium l’ont bouclé à une allure légèrement inférieure à 20 km/h.

Lors de l’évènement, la marque Asics a installé un tapis de course dans les rues new yorkaises, histoire de se rendre compte de la vitesse que cela représente.

Vous auriez réussi à faire quelques foulées sans vous envoler ? Vous avez déjà atteint cette vitesse ?

Tout le monde peut courir, même moi !

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C’est bien beau de vous raconter comment j’ai vécu mes premiers 20 km ou ce que je ressens lors de mes fractionnés mais il est temps que je vous raconte comment j’ai commencé à courir.

Dans ma jeunesse, j’ai fait un peu d’athlétisme. Mais l’adolescence se profilant, j’étais bien mieux à regarder des conneries télévisées le mercredi après-midi et dormir le samedi matin plutôt qu’à courir sur une piste sous la pluie. Je disais donc, j’ai fait quatre mois d’athlétisme quand j’avais 12-13 ans.

Au lycée, lors des cours d’éducation physique, j’étais plutôt du genre qui trottine devant la prof et marche derrière les buissons. Courir, je n’aimais pas plus ça.

Et puis, il y a trois ans, j’ai débarqué sur twitter. (more…)

Ma semaine du 28 octobre au 03 novembre 2013

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Vu l’impossibilité la semaine passée de réaliser la 2ème semaine d’entraînement du plan 301, on recommence cette semaine.

Lundi 28 octobre : repos

Mardi 29 octobre : 4,98 km – 35 minutes (8,3 km/h)

Même chose que mardi passé, 20 minutes d’échauffement à 7-7,5 km/h et 15 minutes à 10 km/h. (more…)

Ma semaine du 21 au 27 octobre 2013

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Pas sûre qu’on puisse parler de semaine d’entraînement mais ça fait tellement peu de temps que j’ai recommencé à écrire ici que je ne vais pas déjà vous faire faux bond !

Lundi 21 octobre : repos.

Lendemain de garde. L’idée d’aller courir m’a effleuré l’esprit mais elle n’aura fait que le traverser.

Mardi 22 octobre : 4,88 km – 35 min (8,3 km/h) (more…)

Ma semaine du 14 au 20 octobre 2013

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Vu que je viens de commencer un nouveau plan, je trouve que c’est le moment idéal pour vous détailler mes semaines d’entraînement. Le plan en question, vous le trouverez ici. J’ai juste choisi d’inverser l’ordre des deux séances de fractionnés car psychologiquement, impossible de faire du fractio court en début de semaine (ne cherchez pas la logique, il n’y en a pas ; je suis psychologiquement plus en forme en milieu/fin de semaine pour faire cette séance, ça me laisse 4 jours pour m’y préparer mentalement).
Pourquoi ce nouveau plan ? Parce que je trouve bien beau de pouvoir courir 2h30 d’affilée (cf mon récit des 20km de Bruxelles) mais il est temps de travailler et améliorer la vitesse. Et avant de pouvoir finir ces 20km en 2h ou moins, il faut d’aborder passer sous la barre des 30min sur 5km ou 1h sur 10km. En avant pour cinq premières semaines d’entraînement ! (more…)

J’ai couru 20 bornes

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Ma première édition des 20 kilomètres de Bruxelles, c’était ce dimanche 26 mai 2013.

J’avais commencé un plan d’entraînement pour finir un semi-marathon en février, avec des sorties en endurance fondamentale et du fractionné (que j’ai souvent zappé ou réalisé de façon incomplète). Je n’avais jamais dépassé les 16 kilomètres quand je m’entraînais ; je me disais que les quatre derniers se feraient “au mental”.

Jour J, 6h40 du matin. (more…)

Let’s run !

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Vu que la course à pied prend une place de plus en plus grande dans ma vie, j’ai décidé de lancer une nouvelle catégorie “Running” sur le blog.
Vous y trouverez le récit des courses auxquelles je participe, un aperçu de mes entraînements, et pourquoi pas des reviews de produits/vêtements, des posts axés sur la nutrition et la santé, etc.
En attendant que cela s’étoffe, #KeepRunning !

Renaissance

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Presqu’une année sans écrire ici…
Tant que j’y pense, puisque l’épiphanie n’est pas encore passée : bonne année à tous ceux qui viennent encore sur ce blog.
Il s’en est passé des choses en un an : j’ai réussi ma 2ème année de master en première session avec distinction, j’ai entamé mon 3ème master et entre les deux, j’ai fait pas mal de stages et eu un gros coup de coeur pour les soins intensifs, entre autres choses. (Restons bref).

Et maintenant, me demanderez-vous, où en suis-je ?

Actuellement, je profite de quelques jours de vacances bien méritées après avoir eu ma session d’examens en novembre et enchaîné directement avec les stages.

Quant à l’année à venir, elle est déjà toute tracée. Trois mois de gynéco, trois mois de pédia, trois mois de chirurgie et trois mois de médecine interne. Et à l’issue de chaque stage, un énorme examen devant un jury de professeurs de la spécialité, sinon ce n’est pas drôle.

Bref, ça sera assez différent du rythme auquel j’ai été habituée ces derniers mois, à savoir cours-stages-gardes-étude-semblant de vie sociale, mais je pense que cela sera un bon reflet de ce qui m’attendra “quand je serai grande”…

Je vous retrouve bientôt pour vous conter mes fabuleuses découvertes et aventures dans le monde des parturientes !

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